Doctor Fausti Weheklag und Höllenfahrt

Das Habe-nun-Ach für Angewandte Poesie.

Ich will mich wie mein Schwanz erheben

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Update zu Menschenhaß! Ein Haß über ein ganzes Menschengeschlecht! O Gott! Ist es möglich, daß ein Menschenherz weit genug für so viel Haß ist!:

Mit seiner Ode à Priape von 1710 hatte Alexis Piron kein Glück. Noch 1718, als er das zugegeben reichlich ferkelige Gedicht als Jugendsünde führen konnte, wurde er wegen seiner Obszönitäten als Anwalt in Besançon des Amtes enthoben. Selbst 1753 — da zählte er 64 Jahre — schritt König Ludiwg XV. persönlich auf Anraten nachhaltig peinlich berührter Kleriker gegen Pirons wiederholte Kandidatur für die Académie française ein. 160 Verse, die ein Leben ruinieren konnten. Technisch gar nicht so schlecht gestrickte übrigens.

Agostino Carracci, Culte de Priape, Radierung ca. 1580Priapus, den muss man heute erklären. Den antiken Griechen diente er noch als Gott der Fruchtbarkeit (und der Knabenliebe, heute: Päderasmus), den meisten Späteren eher als Lizenz zum Herumschweinigeln, weil er als unterscheidendes Merkmal mit einem — jedes anderes Wort wäre unangemessen verhüllend — enormen Pimmel in dauerhafter Einsatzbereitschaft dargestellt wird.

Pirons schon gar nicht mehr anakreontische Dichtung, viel eher offene Sauerei erschien legal erst in den Poésies diverses d’Alexis Piron, ou Recueil de différentes pieces de cet Auteur, pour servir de suite à toutes les Editions desquelles on a supprimé les ouvrages libres de ce Poëte bei William Jackson, London 1787, ab Seite 59. Breiter bekannt wurde sie durch die Poésies badines et facétieuses, 1800, Seite 9 bis 14.

Von dort konnte Johann Heinrich Voß sie kennen — ja, genau: der Voß (geboren 20. Februar 1751), der 1781 die Odyssee und 1793 die Ilias genial genug übersetzt hat, dass die Fassungen erst dem jungen Herrn Werther, später seinen Nachahmern als Bestandteil der Werther-Tracht und heute noch mir selbst als „Taschen-Homer“ dienen konnten. Und von dort konnte er sie nachdichten, nach den Fingerübungen anhand Homers 15693 + 12110 = 27803 sperrigen Hexametern vermutlich das Werk eines Sonntagnachmittags.

Mistress Eva's Erotica & Art, 9. August 2016

Die Strophen bestehen bei Voß wie bei Piron aus je zehn Versen in einem Kreuz- und einem Schweifreim: sehr regelmäßig mit einer vorhersehbar wiederkehrenden Abwechslung — also der sexuellen Praxis, in der man sich ja gern auf einen gewissen nachvollziehbaren Rhythmus einigen möchte, in jeder Weise entsprechend.

Die empfohlene Fachliteratur ist der leider etwas verderbte Originaltext, Voß‘ Nachdichtung und eine aufschlussreiche Prosa-Übertragung in paralleler Übersicht mit Anmerkungen in Schwulencity.

Voß hat gekürzt. Wer gut genug Französisch kann (pubertär-priapische Kalauer bitte in den Kommentar), kann sich nach über zwei Jahrhunderten ja gern über den Rest hermachen.

Art of Barefoot, 13. August 2016

——— Alexis Piron:

Ode à Priape

1710,:

Foutre des neuf Grâces du Pinde,
Foutre de l’amant de Daphné,
Dont le flasque vit ne se guinde
Qu’à force d’être patiné :
C’est toi que j’invoque à mon aide,
Toi qui, dans les cons, d’un vit raide
Lance le foutre à gros bouillons,
Priape ! soutiens mon haleine,
Et pour un moment dans ma veine
Porte le feu de tes couillons.

Que tout bande !! que tout s’embrase
Accourez, putains et ribauds !
Que vois-je ? où suis-je ? ô douce extase !
Les cieux n’ont point d’objets si beaux :
Des couilles en bloc arrondies,
Des cuisses fermes et bondies,
Des bataillons de vits bandés,
Des culs ronds, sans poils et sans crottes,
Des cons, des tetons et des mottes,
D’un torrent de foutre inondés.

Restez, adorables images !
Restez à jamais sous mes yeux !
Soyez l’objet de mes hommages,
Mes législateurs et mes dieux.
Qu’à Priape, on élève un temple
Où jour et nuit l’on vous contemple,
Au gré des vigoureux fouteurs :
Le foutre y servira d’offrandes,
Les poils de couilles, de guirlandes,
Les vits, de sacrificateurs.

De fouteurs, la fable fourmille :
Le Soleil fout Leucothoé,
Cynire fout sa propre fille,
Un taureau fout Pasiphaé ;
Pygmalion fout sa statue,
Le brave Ixion fout la nue ;
On ne voit que foutre couler :
Le beau Narcisse pâle et blême,
Brûlant de se foutre lui-même,
Meurt en tâchant de s’enculer.

„Socrate, — direz-vous, — ce sage,
Dont on vante l’esprit divin ;
Socrate a vomi peste et rage
Contre le sexe féminin ;“
Mais pour cela le bon apôtre
N’en a pas moins foutu qu’un autre ;
Interprétons mieux ses leçons :
Contre le sexe il persuade ;
Mais sans le cul d’Alcibiade,
Il n’eût pas tant médit des cons.

Mais voyez ce brave cynique,
Qu’un bougre a mis au rang des chiens,
Se branler gravement la pique
A la barbe des Athéniens :
Rien ne l’émeut, rien ne l’étonne ;
L’éclair brille, Jupiter tonne,
Son vit n’en est pas démonté ;
Contre le ciel sa tête altière,
Au bout d’une courte carrière,
Décharge avec tranquillité.

Cependant Jupin dans l’Olympe,
Perce des culs, bourre des cons ;
Et Neptune au fond des eaux, grimpe
Nymphes, syrènes et tritons ;
L’ardent fouteur de Proserpine
Semble dans sa couille divine
Avoir tout le feu des enfers.
Amis, jouons les mêmes farces ;
Foutons, tant que le con des garces,
Ne nous foute l’âme à l’envers.

Tysiphone, Alecto, Mégère,
Si l’on foutait encore chez vous,
Vous, Parques, Caron et Cerbère,
De mon vit, vous tâteriez tous.
Mais puisque par un sort barbare,
On ne bande plus au Ténare,
Je veux y descendre en foutant ;
Là, mon plus grand tourment sans doute
Sera de voir que Pluton foute,
Et de n’en pouvoir faire autant.

Rangs, dignités, honneurs ?… foutaise !
Et toi, Crésus, tout le premier,
Tu ne vaux pas, ne t’en déplaise,
Yrus qui fout sur un fumier.
Le sage fut un bougre, en Grèce,
Et la sagesse une bougresse ;
Exemple qu’à Rome on suivit.
On y vit plus d’une matrone,
Préférant le bordel au trône,
Lâcher un sceptre pur un vit.

Quelle importante raison brouille
Achille avec Agamemnon ?
L’intérêt sacré de la couille ;
Briséis… une garce… un con !
Sur le fier amour de la gloire,
L’amour du foutre a la victoire,
Il traîne tout après son char.
Cette puissance à qui tout cède,
Devant le vit de Nicomède,
Fait tourner le cul à César.

Que l’or, que l’honneur vous chatouille,
Sots avares, vains conquérants ;
Vivent les plaisirs de la couille !
Et foutre des biens et des rangs !
Achille, aux rives du Scamandre
Ravage tout, met tout en cendre,
Ce n’est que feu, que sang, qu’horreur
Un con paraît : passe-t-il outre ?
Non, je vois bander mon jean-foutre ;
Ce héros n’est plus qu’un fouteur.

Jeunesse, au bordel aguerrie,
Ayez toujours le vit au con ;
Qu’on foute, l’on sert sa patrie,
Qu’on soit chaste, à quoi lui sert-on ?
Il fallait un trésor immense
Pour pouvoir de leur décadence
Relever les murs des Thébains :
Du gain de son con faisant offre,
Phryné le trouve dans son coffre !
Que servait Lucrèce aux Romains ?

Tout se répare et se succède,
Par ce plaisir qu’on nomme abus :
L’homme, l’oiseau, le quadrupède,
Sans ce plaisir, ne seraient plus.
Ainsi l’on fout par tout le monde
Le foutre est la source féconde
Qui rend l’univers éternel ;
Et ce beau tout, que l’on admire,
Ce vaste univers, à vrai dire,
N’est qu’un noble et vaste bordel.

Aigle, baleine, dromadaire,
Insecte, animal, homme, tout,
Dans les cieux, sous l’eau, sur la terre,
Tout nous annonce que l’on fout :
Le foutre tombe comme grêle ;
Raisonnable ou non, tout s’en mêle :
Le con met tous les vits en ruts ;
Le con du bonheur est la voie,
Dans le con gît toute la joie,
Mais hors le con point de salut.

Quoique plus gueux qu’un rat d’église,
Pourvu que mes couillons soient chauds.
Et que le poil de mon cul frise,
Je me fous du reste en repos.
Grands de la terre l’on se trompe,
Si l’on croit que de votre pompe,
Jamais je puisse être jaloux :
Faites grand bruit, vivez au large ;
Quand j’enconne et que je décharge,
Ai-je moins de plaisirs que vous ?

Redouble donc tes infortunes,
Sort, foutu sort, plein de rigueur ;
Ce n’est qu’à des âmes communes
Que tu pourrais foutre malheur ;
Mais la mienne que rien n’alarme,
Plus ferme que le vit d’un carme,
Rit des maux présents et passés.
Qu’on me méprise et me déteste,
Que m’importe ? mon vit me reste :
Je bande, je fous… c’est assez.

——— Johann Heinrich Voß:

An Priap

anonymer Druck um 1800, in: Friedrich Leopold Stolberg: München: Verlag der Nymphenburger Drucke, Band X, ca. 1924:

Leckt Votzen, Ihr neun Pindars-Luder,
Leckt mit Apoll, der schläfrig geigt;
Und dessen kleiner matter Bruder,
Nur durch das Fingern aufwärts steigt:
Priap! Beseele meine Leier,
Und gönne ihr das rege Feuer,
Das sich durch deine Köt ergeußt;
Und durch die aufgeschwollenen Röhren,
Um deine Wollust zu vermehren,
Dickschäumend in die Votze fleußt.

Kommt Hurenbuben, kommt zusammen,
Zeigt euren Mut und fuchst euch satt,
Ein Schauspiel setzt mich jetzt in Flammen,
Das nie der Himmel schöner hat:
Ich sehe Brüste, Zitzen strotzen,
Nebst tausend auserlesenen Votzen,
Von kaltem Bauer überschwemmt;
Ich sehe tausen Klöte glänzen,
Bei tausend auserlesenen Schwänzen,
In feiste Lenden eingestemmt.

O, reiz mich oft mit solchen Bildern,
Du meiner Sehnsucht Gegenstand;
Die Wollust ist nie genug zu schildern,
Die nur zu sehn mein Herz empfand.
Priap! Dir bau ich einen Tempel,
Und vögle andern zum Exempel
Zwölfmal, den Altar einzuweihn;
Statt Gold soll kalter Bauer glänzen,
Und Votzenhaar die Tür umkränzen,
Mein Schwanz soll Hoherpriester sein.

Mensch, Adler, Wolf und Walfisch lehren,
Wie man beständig vögeln soll;
Der Sperling ist nie genug zu ehren,
Denn der ist immer samenvoll.
Kurz, alles muß gevögelt werden,
Die Votz enthält, was man auf Erden
Erhabenes nur denken kann;
Sie zeigt sich,— tausend Schwänze starren,
Der Weise vögelt mitdem Narren,
Der Bürger mit dem Edelmann.

Sind meine Klöt nur voll von Feuer,
Und macht der Schwanz sein Meisterstück,
Dann bin ich reich bei einem Dreier,
Und scheiße fast auf alles Glück.
Zufrieden und entfernt vom Neide,
Seh ich in meinem schlechten Kleide
Die Pracht der großen Herren an,
Weil der, der auf dem Throne sitzet
Wenn er den Samen von sich sprützet,
Nicht mehr als ich, empfinden kann.

Seht auf Athens erhab’nen Plätzen,
Melkt sich ein Schwanz der Zyniker;
Die Menge sieht ihn mit Ergötzen
Und steht mit Ehrfurcht um ihn her.
Es läßt sich Sturm und Donner hören,
Doch nichts kann unsern Weisen stören,
Obgleich der Himmel kracht und blitzt;
Er fähret fort mit langen Zügen,
Bis daß er taumelnd vor Vergnügen
Den edlen Samen von sich sprützt.

O, fuchste man doch in der Hölle,
euch Furien — dich, Zerberus!
Euch Parzen — und dich Schiffsgeselle,
Euch fuchst ich bloß zum Überfluß.
Weil aber dieser Wunsch vergebens,
So fuchs ich hier die Zeit des Lebens,
Und tret alsdann die Wallfahrt an;
Doch wird es mich am meisten beugen,
Wenn ich den Pluto sehe geigen,
Und selber nicht mehr vögeln kann.

So magst du mich nur immer quälen,
Furcht, Unglück, wie auch du nur willst;
Mich rührst du nicht, nur niedern Seelen
Sind, wenn du Trost mit Gram erfüllst.
Ich will mich wie mein Schwanz erheben,
Und über Glück und Unglück schweben
Mit stoischer Gelassenheit;
Man mag mich fliehen, man mag mich hassen,
Wird mir mein steifer Schwanz gelassen,
So sterb ich mit Zufriedenheit.

Willow Rae, Treehugger, April 2016

Priapskult: Agostino Carracci: Culte de Priape, Radierung ca. 1580;
vegetale Phallussymbole: Paula via Mistress Eva’s Erotica & Art, 9. August 2016;
Art of Barefoot, 13. August 2016,
Willow Rae: Treehugger, April 2016;
Eylül Aslan, 8. April 2013.

Eylül Aslan, 8. April 2013

Soundtrack ist die putzigste Ferkelei, die es je auf Bayern 1 geschafft hat:
Bloodhound Gang: The Bad Touch aus: Hooray for Boobies, 1999. Dem aufmerksamen Betrachter entgeht nicht die Video-Location Paris.

Bonus Track für den schwulen Touch: Right Said Fred: You’re My Mate, aus: Fredhead, 2000:

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Written by Wolf

23. Februar 2017 um 00:01

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